Les fêtes de Noël se préparent
dès le 4 décembre, jour
de la Sainte-Barbe. |
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Les rites Le repas commence par la bénédiction de la bûche arrosée de vin cuit. Alegre, Dieù nous alegre Le plus jeune des enfants allume alors une bougie, que le chef de famille éteint trois fois de suite. La table Sur la table on dispose trois pains, chacun étant lui même coupé en trois morceaux. On mange sur trois nappes, à la lueur de trois chandelles, un repas maigre. Le menu Chou-fleur gratiné, à la béchamel ou en sauce blanche (ou encore en salade avec de l'huile d'olive).Le cardon en sauce blanche avec un filet de citron. Le cèleri dont le coeur est mangé avec l'anchoïade. Artichauts crus, escargots, omelette. La morue, avec du poisson frit à la poêle auquel on ajoute une sauce au vin rouge et aux câpres. (ou la brandade, morue pilée, huile d'olive et lait, pointe d'ail). Anguilles à la broche. ![]() Saint François d'Assise crée les premiers santons, en 1223. C'est à Rome, au XIIIe siècle qu'a pris naissance cette forme de l'iconographie religieuse. Dès le XIXe siècle, notre région est mise en scène avec ses personnages les plus pittoresques. Les premiers personnages ne représentent que la nativité. Puis, aux bergers de la bible, on ajoute bientôt des bergères, des musiciens, des porteurs d'offrande. Il y a trois sortes de crêches : crêches d'église, crêches publiques, crêches familiales. Les crêches d'église (santons en bois sculpté) disparurent à la révolution, avec la fermeture des églises. Les crêches publiques furent des attractions mécaniques. Les crêches familiales deviennent courantes dans les familles Provençales àl a fin du XVIIIème siècle. Jean Louis Lagnel est le premier santonnier connu. Les Pastorales, véritables pièces de théâtre, relatent l'histoire de la nativité, mise à la portée du petit peuple provençal. Les lieux où se déroulent l'action sont nos paysages familiers, et les protagonistes de l'action, nos voisins, nos proches, nous-mêmes. La première en date des pastorales a été créée à la fin du dix-huitième siècle, par l'abbé Thobert, vicaire à Notre-Dame du Mont, à Marseille. Mais c'est au milieu du dix-neuvième siècle, avec la pastorale d'un miroitier-doreur, Antoine Maurel, que le spectacle connût la célébrité. Cette pastorale a été créée en 1844 à Marseille. Elle est encore jouée de nos jours. Le public retrouve chaque année ses personnages familiers. Le fameux Pistachié soulève l'enthousiasme et l'hilarité. Ses plaisanteries font rire les spectateurs du vingtième siècle, comme elles amusaient ceux du siècle précédent. Il y eut aussi la pastorale Bellot, jouée pour la première fois en 1851. Une pipe était offerte à Saint Joseph. Plus tard, la pipe fut remplacée par un narghilé. Les pastorales s'adaptèrent à tous les gouvernements. Après le 4 septembre, en 1870, une affiche indiquait: "Arrivèe des citoyens Mages!" On entendit des couplets sur l'air du "ça ira" ou de la "carmagnole". Les plaisanteries n'étaient pas toujours du meilleurs goût, mais on trouvait dans ces pastorales une langue imagée, faite de charmants provençalismes et de naïveté. Toutes ces pastorales étaient bien sûr en langue provençale. Donc réservées aux gens du pays. C'est alors qu'en 1986 Yves Michel eut l'idée d'écrire enfin une pastorale en français. C'est la "Légende du Santonnier" Pour revenir au menu principal, cliquez : |